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La dimension technologique de la culture:
C'est l'interface entre l'humanité et la nature. Rappelez-vous, ce ne sont pas les outils physiques en eux même qui font la dimension technologique de la culture, mais les comportements et idées acquis qui permettent aux humains d'inventer, d'utiliser des outils et d'enseigner à d'autres ce qu'ils en savent. La Technologie est une dimension culturelle au même titre que les croyances et les models d'interactions; elle est symbolique. La technologie est culturelle.
C'est cette dimension de la culture que les économistes pourraient appeller de "capital réel" (par contraste avec le capital financier). C'est une chose de valeur qui n'est pas produite pour sa consommation directe, mais qui est utilisée pour augmenter la production (donc plus de richesse) dans le futur; investissement.
Dans le dévelopement des capacités, c'est l'un des seize éléments de force qui change (augmente) à mesure qu'une organisation ou une communauté devient plus forte. Dans la guerre contre la pauvreté, la technologie fournit un ensemble d'armes important.
Pour un individu ou une famille, la technologie comprend leur maison, meubles et l'équipement du ménage: appareils et ustencils de cuisine, portes, fenêtres, lits et lampes inclus. Le langage, qui est l'une des caractéristiques importantes de l'être humain, appartient à la dimension technologique (c'est un outil). Ceci va de pair avec les aides à la communication telles que radio, téléphone, télévision, livres et machines à écrire (et maintenant ordinateurs)
Dans une organisation, la technologie inclut les bureaux, ordinateurs, papier, chaise, stylos, espace de bureau, téléphone, toilettes et espace repas. Certaines organisation possèdent une technologie qui leur est particulière: ballons de foot et tenue aux couleurs des clubs de foot, tableau noir, pupitres et craie pour les écoles, autels et bancs pour les églises, pistolet et matraque pour les forces de police, émetteurs et micro pour les stations radio.
Dans une communauté, la technologie communautaire comprend ses aménagements tels que les latrines publiques et les points d'eau, routes, marchés, dispensaire, écoles, paneaux de signalisation, parcs, centres communautaires, bibliothèques, terrain de sport. La technologie privée d'une communauté peut être les magasins, fabriques, maisons et restaurants.
Quand un facilitateur encourage une communauté à construire une latrine ou un puit, ce peut mener à l'introduction d'une nouvellle technologie. Un puit (ou une latrine) est autant un outil (et un investissement) qu'un marteau ou un ordinateur.
En général (c.-à-d. avec des exeptions) la technologie est peut être la plus facile des six dimensions pour introduire un changement culturel et social. Il est plus facil d'introduire un transistor radio que d'introduire une nouvelle croyance religieuse, un nouvel ensemble de valeurs ou une nouvelles forme de famille. Paradoxalement, cependant, l'introduction d'une nouvelle technologie (par invention ou par emprunt) conduira à des changements sur l'ensemble des autres cinq dimensions de la culture.
Rappelez vous qu'il y a toujours de exeptions; dans la société Amish, par exemple, il y a une prise consciente de décision commune de resister à l'introduction de nouvelle technologie. Ils s'appuient sur la préservation de technologies plus anciennes (pas de tracteur, pas d'automobile, pas de radio) telles que carrioles et charrues attelées à des chevaux, pour renforcer leur sens de l'identité culturelle.
Ces changements ne sont pas facils à prédire, ils ne vont pas toujours dans la direction désirée. Après qu'ils aient eu lieu, ils peuvent apparaître logiques, même ceux qui n'avaient pas été prédis.
Au travers de l'histoire humaine, la technologie a généralement changé dans le sens d'une plus grande complexité, sophistication, et d'un plus grand contrôle sur l'énergie. Une forme ne remplace immédiatement pas une autre (ainsi les fouets pour les chevaux sont passés de mode quand l'automobile a remplacé le cheval au cours d'un siècle de changement)
Tout au long de l'histoire, la cueillette et la chasse ont cédé la place à l'agriculture (exceptées quelques poches réduites de groupes résiduels). De la même façon, l'agriculture a cédé de la place à l'industrie. Ceux qui pratiquent encore d'anciennes technologies moins efficaces se retrouvent souvent marginalisés et confrontés à la pauvreté. Dans les domaines où la technologie est hautement avancée (ex. en technologie de l'information, ordinateurs, l'Internet) elle n'est pratiquée que par une portion très restreinte de la population mondiale.
La technologie que des mobilisateurs peuvent introduire appartiendrait par exemple aux domaines de la médecine (dispensaires et médicaments) et de la santé (eau propre, hygiène), édifices scolaires ou marchés couverts dans des zones rurales. Ce n'est pas que les résidents ne les connaissent pas; simplement ils ne les possèdent pas ou n'y avaient pas accès, jusqu'à ce qu'ils se mobilisent pour les obtenir. Le facilitateur doit être préparé à comprendre les effets que l'introduction d'un changement dans la dimension technologique peut avoir sur les autres dimensions.
La dimension économique de la culture :
Ce n'est pas l'élément physique, comme l'argent en espèce, qui fait la dimension économique de la culture, mais les idées et les comportements qui donnent de la valeur à l'argent (et aux autres éléments) aux yeux des humains qui ont créé le système économique qu'ils utilisent. La richesse ne se limite pas à l'argent, tout comme la pauvreté n'est pas simplement l'absence d'argent.
La richesse fait partie des seize éléments de force d'une communauté ou de sa capacité à s'organiser. Quand l'organisation ou la communauté possède plus de richesse (qu'elle peut contrôler en tant qu'organisation ou communauté), elle a plus de pouvoir et de capacité d'accomplir ce qu'elle veut accomplir.
Au long de l'histoire globale de l'humanité, la tendance générale du changement économique est d'aller du simple au plus complexe. Un système n'a pas remplacé immédiatement un autre, mais de nouveaux systèmes ont été ajoutés, et ceux qui étaient moins utiles sont morts peu à peu.
Dans les petits groupes simples, la richesse (tout ce qui est util et rare) était distribuée par simples obligations familiales. Quand quelqu'un arrivait à la maison avec des aliments ou des vêtements, ils étaient distribués aux autres membres de la famille sans expectative de retour immédiat.
A mesure que la société s'est complexifiée, et que des groupes différents sont rentrés en contact les uns avec les autres, un commerce simple sous la forme de troc a été acquis. La distribution au sein de chaque groupe familial est restée à peu près la même. A mesure que le troc est devenu plus complexe et étendu, de nouvelles institutions ont été ajoutées pour simplifier les comptes: monnaies, comptes, banques, crédit, cartes de crédit, cartes de débit. Ceci n'a pas remplacé immédiatement les modalités antérieures, mais la place donnée au don et à la distribution familiale est devenue relativement plus petite en comparaison à l'étendue de la portée des systèmes de distribution, et le troc a perdu de l'importance.
Rappelez-vous que la monnaie en soi (liquidité, argent) n'a pas de valeur intrinsecte. Elle a pour seule valeur celle que la société – la communauté, la culture – lui a attribuée une facture de cent euro, par exemple, peut être utilisée pour faire prendre un feu ou pour rouler une cigarette, mais sa valeur symbolique est bien supérieure.
Dans toute communauté, vous trouverez des formes différentes de distribution de richesse. Il est important pour vous de les connaître, de savoir ce qui peut être donné, échangé et ce qui est acheté et vendu. Dans de nombreuses sociétés, certaines choses peuvent ne pas être achetées, comme faveurs sexuelles, époux, hospitalité, enfants, divertissement et bien d'autres encore. Apprendre comment elles sont distribuées, sous quelles conditions et entre qui, fait partie de la recherche que vous avez besoin de faire.
Quand une communauté décide de distribuer l'eau sur la base d'un tarif unique forfaitaire pour toutes les résidences, ou de faire payer chaque récipent d'eau lors de son remplissage, c'est un choix qu'elle est en train de faire entre deux systèmes économiques de distriution très différents.
L'animateur devrait encourager la communauté à choisir ce qu'elle veut pour une plus grande cohérence avec les valeurs et attitudes prédominantes. (Un bon animateur n'essayera pas d'imposer son point de vue quant au meilleur système de distribution; ce sont les membres de la communauté qui, tous ensembles, doivent arriver à une décision consensuelle).
La dimension politique d'une commuanuté :
Le pouvoir politique fait partie des seize éléments de pouvoir d'une communauté ou de sa capacité d'organisation. Plus elle aura de pouvoir politique et d'influence, plus elle pourra faire ce qu'elle désire.
Un animateur doit être capable d'identifier les différents types de leaders dans une communauté. Certains pourront avoir une autorité administrative ou traditionnelle; d'autres pourront avoir des qualités charismatiques personnelles. Quand il travaille avec une communauté, l'animateur doit être capable d'aider à développer le pouvoir et le système de prise de décision existants afin de promouvoir une cohésion de la communauté et une prise collective de décision qui bénéficient toute la communauté et non seulement des intérêts personnels.
Dans une vision historique large de l'humanité, le leadership (pouvoir et influence) apparaît au début diffus, temporaire et minime. Le leader d'une petite bande de chasseurs cueilleurs pourrait être n'importe le quel des membres de la bande qui suggèrerait et organiserait une chasse. Dans les bandes de petite taille, il n'y avait ni chef, ni ancien ni roi, et ces groupes étaient appelés par les anthropologistes de "acéphale" (sans chef, sans tête).
A mesure de la progression de l'histoire, les systèmes politiques se sont compexifiés, le pouvoir et l'influence ont augmenté et ont affecté un plus grand nombre de personnes. Les niveaux de sophistication politique et de hierarchie vont de l'acéphalus,la bande, la tribue, passant par le royaume jusqu'à l'état nation.
Dans une simple bande, il y a peu de différence entre la quantité de pouvoir et d'influence du leader et celles du membre le plus petit de la bande. Faites la comparaison avec la différence de quantité de pouvoir et d'influence du Président des USA et celle d'un quelconque concierge nettoyant les toilettes d'un hôtel de bas quartier à Washington.
Les Communautés ont toutes, y compris celles où vous travaillez, un certain système politique et une certaine distance entre le premier et le dernier niveau de pouvoir entre les individus et les groupes. C'est votre première tâche de savoir comment cela fonctionne, comment le pouvoir et l'influence sont distribués (ce n'est pas toujours de la même manière) et quels changements sont en train de se passer.
Vous exercerez une certaine influence sur cet organisation du pouvoir en stimulant la formation de comités de développement. Et vous serez responsable de l'encouragement d'une plus grande complexité politique si cela est le premier comité dans cette communauté.
La dimension institutionnelle de la communauté :
La dimension institutionnelle de la société est celle à la quelle pensent de nombreux non sociologues quand ils entendent "sociologie". Pourtant, ce n'est que l'une des six dimensions de l'organisation sociale (culture).
La dimension à avoir avec comment les gens agissent dans leur relation entre eux, leurs expectatives, leurs suppositions, leurs jugements, leurs prédictions, leurs réponses et leurs réactions. Cela regarde les différents patrons (models) de relations parfois identifiés comme rôles ou statuts, et la formation de groupes et institutions qui en dérivent.
Une "belle-mère" par exemple est à la fois un rôle (avec un statut) et une institution. Dans une communauté, l'organisation sociale de la communauté est la somme totale de toutes ces interrelations et patrons (models).
Le niveau d'organisation (ou complexité organisationnelle), le degré de division du travail, l'étendue de la répartition des rôles et des fonctions, est un autre des seize éléments de force de la communauté ou de sa capacité à s'organiser. Plus elle est organisée, et plus cette organisation est efficace, (et vous pouvez l'aider à le devenir plus), plus elle a de capacité d'atteindre ses propres objectifs de communauté ou d'organisation.
Comme pour les autres dimensions, tout au long de l'histoire, la tendance générale a été d'aller du simple au complexe. Dans les premières sociétés simples, la famille était la communauté et était la société. La famille définissait tous les rôles et statuts. Les sociétés sont devenues plus complexes, tout d'abord les familles sont de venues plus complexes, puis de nouvelles relations se sont développées et ont été reconnues. Plus tard la famille elle-même a perdu de l'importance au milieu de tant d'autres modes de relations.
A chaque instant un nouveau rôle est créé, avec ses devoirs, responsabilités, droits, et attente d'un comportement patron, ce qui rend la société chaque fois plus complexe. Si vous encouragez la formation d'un nouveau comité de développement, avec sa position officielle et son appartenance, la communauté sera bien plus complexe.
Une petite communauté rurale sans dispensaire ni école, est vraissemblablement composées de résidents ayant entre eux des liens de parenté par descendance pour par mariage. Si vous encouragez cette communauté à construire un dispensaire ou une école, avec des professeurs et du personnel de santé payés (venant généralment de l'extérieur), vous augmentez la complexité sociale de cette communauté.
Dans ce sens, peut être, l'introduction du changement social serait, par la dimension social, comme pour la technologique, plus aisée (que les autres dimensions, en tout particulier la dernière). Un changement dans la dimension sociale, comme dans toutes les six dimensions, aura des effets sur chacune des cinq autres.
Pour réussir un animateur (trice) doit savoir quelles sont les institutions locales, quels sont les différents rôles joués par les hommes et par les femmes, et quelles sont les principales formes d'interaction sociale.
La dimension des valeurs esthétiques de la communauté :
Les trois axes sur les quels les gens font des jugement sont tous dépendants de ce qu'ils ont appris dans leur enfance. Cela comprend le jugement entre le vrai et le faux, le bon et le mauvais et entre le beau et le laid, tous basés sur des valeurs de la communauté. Ils ne sont pas acquis par nos genes mais par notre socialisation. Ce qui implique qu'ils peuvent être réappris, que nous pouvons changer nos jugements.
Les valeurs sont pourtant incroyablement difficiles à changer dans une communauté, surtout si les résidents s'apperçoivent qu'une tentative est faite pour les changer. Elles changent, à mesure de l'évolution des models de la communauté, mais ce changement ne peut être précipité ou guidé par une influence extérieure ou une manipulation consciente.
Les models partagés par la communauté sont important pour son identité et celle des personnes; ce que chacun est, vient, en grande mesure, des valeurs en lesquelles il croit. Le degré au quel les membres d'une communauté ou d'une organisation partagent des valeurs, et/ou respectent les valeurs des uns et des autres, est un élément important des seize qui font sa force et sa capacité.
Les valeurs ont tendance à changer à mesure que la communauté grandit et devient plus complexe, hétérogène, plus connectée au monde. Les changements de valeurs tendent plus à un résultat de changements dans la technologie, dans l'organisation sociale, et moins à celui de prêches ou de sermons demandant des changements directs.
Il ne semble pas y avoir de direction globale du changement au cours de l'histoire humaine, les jugements deviennent plus libéraux, plus tolérants, plus catholiques, plus éclectiques – ou moins – à mesure que les sociétés deviennent plus complexes et sophistiquées. Des communautés situées aux deux extrèmes du spectre de la complexité sociale montrent des modèles de différents degrés ou rigidités. Malgré ce large éventail, au sein de chaque communauté existe généralement un éventail étroit de valeurs partagées par les résidents. Les communautés urbaines et hétérogènes ont tendances à avoir une plus grande variation de valeurs d'esthétiques.
Il n'est pas aisé de prédire les standars de valeurs de toute communauté avant d'aller y habiter et de trouver comment opérer au sein de la communauté. De part leur importance, toute fois, il est nécessaire que vous, le mobilisateur, appreniez tout ce que vous pouvez sur les standars de référence de la communauté et que vous ne soyez pas persuadés qu'ils seront les mêmes que les votres.
Comme l'introduction de nouvelles prestations et services dans une communauté peut éventuellement conduire à des changements de models de référence de la communauté, toute proposition d'un mobilisateur doit être vu au travers de l'ensemble prédominant de valeurs de la communauté.
Il importe que, chaque fois qu'un animateur introduit de nouvelles formes de faire les choses dans une communauté, les valeurs prédominantes soient considérées, aussi contradictoires et variées soient-elles.
La dimension conceptuelle et des croyances de la communauté :
Cette dimension est parfois prise pour la religion des personnes. C'est une catégorie plus large, qui inclut aussi les croyances athéistiques, par exemple, selon les quelles l'homme a créé Dieu à sa propre image. Elle comprend les croyances partagées sur l'origine de l'univers, comment cela s'est fait, et ce qui est réalité. C'est la religion – et plus.
Quand vous laissez tomber un crayon parterre, vous démontrez que vous croyez en la force de gravité. Quand vous dites que le soleil se lève le matin (il ne le fait pas, la terre tourne) vous exprimez votre vision du monde.
Si vous, le mobilisateur, êtes considéré comme étant celui qui attaque les croyances des gens, vous rencontrerez une entrave à votre travail, une opposition envers vous et vos objectifs, et un échec en tant que mobilisateur. Que vous vouliez ou non vous opposer aux croyances locales, vous devez être considéré comme quelqu'un qui ne prétend pas les changer.
Dans une vision large de l'existence humaine, la tendance générale de changement apparaît comme une décroissance du nombre de divinités, et une réduction dans l'espace des différences entre sacré et profane en faveur d'une augmentation de l'espace laïque. D'un polythéisme local avec de nombreux dieux, les humains se sont tournés vers un polythéisme avec moins de dieux; puis les humains ont évolué vers le monothéisme (un dieu) et delà vers une proportion croissante de gens ne croyant en aucun dieu.
Dans l'expérience du genre humain, il semble que les groupes avec des dieux traditionnels locaux ont tendance à être plus tolérants envers d'autres dieux que ceux des dites de religions "universelles" dont chacune affirme détenir la vrai réponse. Les religions ont été à l'origine de guerres colossales (l'ironie en cela est que la plus part des religions prêchent la paix et à la tolérance), ce qui devrait alerter tous les mobilisateurs quant à quel point les gens tiennent avec ferveur à leurs croyances.
L'animateur doit apprendre, étudier et être attentif aux croyances prédominantes dans la communauté. Pour être un catalyseur effectif du changement social, l'animateur doit suggérer et promouvoir des actions qui n'offensent pas les croyances prédominantes, et soient en cohérence, ou, tout au moins, appropriées aux croyances et concepts existants sur le fonctionnement de l'univers.
Toutes les six dimensions existent dans chaque culture
Ce qui est important de se rappeler est que dans toute société, dans toute communauté dans toute institution, dans toute interaction entre des individus, il y a un élément de culture et que cet élément inclut un peu des six dimensions de la culture. Toutes sont apprises depuis la naissance. L'enfant nouveau né est comme un animal, il n'est pas encore un être humain, mais il ou elle commence immédiatement à apprendre la culture (par exemple en tètant au sein), s'humanisant ainsi en interagissant avec d'autres êtres humains. (Beaucoup diront que le processus d'humanisation commence dans l'utérus).
Ce processus d'apprentissage et par là, de devenir, continue jusqu'à la mort. Si vous n'êtes plus en train d'apprendre, vous êtes mort.
Quand vous êtes dans une réunion de la communauté, dans une salle de classe, quand vous rencontrez quelqu'un face à face, où que vous soyez, vous faites partie de la culture, du système socioculturel, et vous pourrez retrouver toutes les six dimensions. Parfois, quand nous essayons d'observer objectivement une culture, dans un mode scientifique, nous oublions que nous mêmes en faisons partie.
Les outils que nous utilisons les interactions dans lesquelles nous sommes engagés, les croyances et les valeurs que nous portons, font tous parties de notre culture, et de notre existence en tant qu'animaux sociaux. Si nous exerçons notre travail de mobilisateur dans une communauté autre que celle dans laquelle nous avons grandis, notre culture sera différente de celle des résidents. Voir: Acculturation.
Nous ne sommes pas libre de cette engagement si nous essayons de mobiliser notre propre communauté. Un proverbe qui illustre un principe anthropologique est "c'est un poisson rare celui qui connait l'existence de l'eau".
Parce que notre propre existence, et notre entendement de nous-même, sont un produit de notre culture, et en elle, de notre socialisation, nous ne sommes pas conscient de la nature de cette culture. Comme un poisson qui ne s'est jamais trouvé hors de l'eau, (ni en mesure de comparer sa présence avec son absence) nous ne pouvons exister et n'existons pas en dehors de la culture.
L'interconnection a un usage pratique
Pour le mobilisateur, comme pour toute personne engagée dans une activité de développement, une chose importante est la variété des interconnections entre ces dimensions de la culture. Elles peuvent être interconnectées de forme casuelle ou fonctionnelle. Contrairement à ce qui est communément pensé, la Technologie par exemple - tant les outils que le savoir faire pour les utiliser - fait autant partie de la culture ou du système social que les croyances, les dances, et la manière d'attribuer les richesses.
Provoquer des changements dans n'importe laquelle des dimensions a des répercussions dans chacune des autres dimensions. Introduire une nouvelle méthode d'obtenir de l'eau, par exemple, exige l'introduction de nouvelles institutions pour entretenir le nouveau système d'approvisionnnement en eau.
L'apprentissage de toute nouvelles formes de faire les choses requerra à la fois l'apprentissage de nouvelles valeurs et de nouvelles perceptions. Tout changement dans une quelconque dimension entraînera des changements, comme les ricochets de la pierre que vous avez lancée sur le plan d'eau calme d'un lac et, en dernier lieu, l'ensemble des six dimensions changera.
Ignorer de telles interconnections en promovant le transfert d'une nouvelle technomogie c'est agir à vos risque et péril (des résultats non attendus et/ou non voulus pourront être produits). Vous avez besoin d'observer soigneusement les changements dans la communauté où vous travaillez et de rechercher les répercussions que les changements de chaque dimension ont sur les autres.
Les interconnexions affectent le changement social.
Changer quelque chose dans une dimension culturelle non seulement demande des changements dans d'autres dimensions, mais aussi provoque des changements dans d'autres directions. C'est pourquoi l'évaluation de l'impact social devrait être fait dans tout projets, petit ou grand.
A mesure que vous gagnez de l'expérience, vous commencerez à voir certains changements survenant comme le résultat de l'introduction d'une nouvelle manière de faire les choses. Plus vous pouvez prédire de tels changements, mieux vous pourrez y être préparés. Plus vous pouvez prédire des changements dans chaque dimension, plus vous pouvez modifier vos actions afin que la communauté soit plus disposée à changer dans le sens et la manière que vous désirez.
Rappelez vous cependant que vous n'êtes pas un ingénieur du social et que vous ne pouvez pas déterminer avec précision comment la communauté répondra à votre travail.
Voir: Préserver la culture
Conclusion; Le besoin pour des mobilisateurs de comprendre ce qu'est une communauté.
Pour être plus efficace en tant que mobilisateur, pour potencialiser ou renforcer des communautés, vous avez besoin de connaître la nature de ces communautés et comment elles se comportent. Les communautés sont des organisations sociales ou culturelles, et, en tant que telles, se caractérisent par les six dimensions. Les communautés ne sont pas comme des êtres humains individuels, elles grandissent et changent selon leurs propres principes combinés.
La clef de la compréhension de ces caratéristiques et principes est d'identifier ces six dimensions de culture et leurs interrelations. Les interconnections entre ces dimensions culturelles 2 ne sont ni simples ni faciles de prédire.
L'animateur doit avoir conscience de leur existence et encourager continuellement l'observation, l'analyse, en échangeant des idées, lisant et assistant à des conférences et des séminaires. En travaillant avec des communautés, l'animateur doit apprendre toujours plus sur leur culture et sur les dynamiques de leurs dimensions culturelles(2).
Qu'est-ce qu'une communauté? La réponse n'est ni simple ni rapidement définissable. Il est cependant important pour tout activiste de la comprendre.
Plus sur la communauté:
Footnote:(1) As sciences, there is no difference between sociology and anthropology. They study the same things and they use the same scientific methods. Their difference lies in the different histories. Anthropology owes its origin to European imperialism and the dilettante collection of exotic customs and practices by wealthy aristocrats looking for interesting hobbies to break their boredom. Sociology owes its origin to the industrial revolution, the growth of huge differences between owners of factories and those who had nothing to sell but their labour. The study of class differences was powered by an interest in mitigating, if not removing, the abuses and misuses of those power differences. Anthropology (the word) is formed by the welding of two Latin words, while sociology is formed by the illegitimate tacking on of a Greek word to a Latin word.
Footnote:(2) This is not a theoretical paper, but one aimed at introducing the mobilizer to the idea that a community is a socio-cultural entity beyond a collection of individuals, and that understanding of that is necessary to guide the mobilization intervention as a factor of social change. Marx, for example, thought that the two underlying cultural dimensions, technological and economic dimensions, change according to some sort of a dialectic (ie from agricultural to industrial), and the four other dimensions followed in adapting to those materialist changes. Weber, in contrast, thought that the upper two dimensions, values (ideology) and perceptions (beliefs) were the first to change (as in the Protestant Reformation), and the other four dimensions changed as a result (ie the Industrial Revolution). Today we do not see the interrelationships between dimensions quite so simplistically (and there is considerable debate about interpretation), but still recognize that they relate to each other. See: Marx and Weber.
See (photos from): http://faculty.olympic.edu/cbarker/deadsociologistsociety.htm
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