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La
révélation des ressources latentes
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.Document
de référence.
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.s
| L'apport
de ressources matérielles en faveur d'une communauté ne fera qu'augmenter
la dépendance de ces mêmes ressources. Le développement durable, l'éradication
de la pauvreté et le renforcement de l'autosuffisance supposent que la
communauté utilise ses propres ressources. |
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L'aide
extérieure peut être acceptée, pourvu qu'elle ne conditionne pas la
dépendance. Heureusement, toute communauté dispose de ressources souvent
latentes ; ainsi, la première tâche consiste à identifier et exploiter
ces ressources. |
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| Notre
but est le développement durable, l'éradication de la pauvreté et l'autosuffisance
de la communauté au sein des communautés à bas revenus. |
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Il
importe donc de comprendre clairement la nature de la pauvreté et du développement
en vue d'y apporter des solutions efficaces qui contribueront à supprimer
la dépendance d'un soutien prolongé. |
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| La
pauvreté n'est pas absolue : |
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| Il
n'existe pas de communauté vivant dans la pauvreté la plus totale. Une
communauté - un groupement d'êtres humains - dispose de ressources suffisantes
pour permettre à ses membres de survivre. Si cette communauté n'est plus
qu'un site archéologique sans vie, alors il ne s'agit plus d'une communauté. |
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Il
n'existe pas de communauté vivant dans la pauvreté la plus totale. "Oh!"
vous exclamez-vous, "Pourtant, les gens marchent pieds-nus, ils n'ont pas
d'eau potable et ne mangent pas à leur faim, leur taux de mortalité infantile
est élevé, ils sont analphabètes et vivent dans l'apathie, la maladie,
l'ignorance et l'intolérance. Ils n'ont aucune infrastructure. Ils ont
besoin d'aide !" Oui, c'est vrai. Mais, nous sommes en quête d'un développement
durable et nous devons être prudents en ce qui concerne la nature de l'aide
que nous voulons leur apporter. |
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Toute communauté
dispose de ressources.
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| Il
est important de retenir que toute communauté dispose de ressources. Pourquoi
? Si nous devons renforcer ces communautés, il importe de révéler ces
ressources latentes. L'assistance doit être fournie afin de renforcer,
et non d'affaiblir une communauté. |
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Si
nous parachutons des ressources au sein d'une communauté tout en négligeant
ses ressources internes, nous contribuons à l'atrophie de cette communauté
et encourageons une dépendance accrue d'un secours extérieur - mesure
qui ne fait que concourir à une pauvreté endémique prolongée. |
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| Qu'est-ce
qu'une ressource ? |
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| Une
ressource peut être n'importe quel bien ou service relativement rare et
utile. En bref, il s'agit d'un potentiel de valeur
et de richesse. Non pas n'importe
quelle richesse, mais une qui recèle un potentiel d'utilisation en tant
que facteur de production, lui-même nécessaire à un rendement souhaité.
C'est la matière première d'une activité productive ; dans le contexte
de la communauté, il s'agit d'un apport destiné à un projet communautaire. |
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L'argent
liquide est la ressource la plus fréquemment envisagée dans le cadre
d'un projet communautaire ; l'argent
liquide est la forme de ressource la plus fluide et la plus convertible,
car elle peut être utilisée pour acheter ou louer des vraies ressources
(biens
et services). Etant donné l'insuffisance d'argent liquide, les communautés
pauvres devront s'ingénier à trouver d'autres ressources qu'ils tenteront
de convertir en cash ou en matière utile à un projet communautaire choisi.
Les ressources d'une communauté recèlent une multitude de biens, autres
qu'en espèces, et de services. |
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| Il
suffit de penser aux types de ressources nécessaires à un projet prioritaire
d'une communauté. Ceux-ci comprennent le terrain (emplacement qui hébergera
le projet), les outils nécessaires à l'oeuvre du projet, la matière
première destinée à être convertie en vue de ce projet, la main d'oeuvre
- ou l'énergie humaine - qui effectuera cette conversion, de même que
l'énergie mécanique telle que l'électricité fournie par le soleil,
le vent et l'eau. L'intellect - autre forme de ressource humaine - est
également mis à contribution dans la planification, le suivi des prises
de décisions, la gestion et la rédaction des rapports. Il s'agit là
de ressources nécessaires pouvant être fournies par la communauté même. |
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Il
importe de ne pas sous-estimer ces autres formes de ressources et de les
chiffrer à leur juste valeur ou selon le taux du marché (y compris le
temps et l'effort investis par le comité de mise en application et le
comité exécutif de la communauté). Ces formes de ressources sont fréquemment
sous-estimées par les membres de la communauté. Vous, le mobilisateur,
devez donc faire en sorte que ces ressources soient reconnues à leur juste
valeur. |
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| Ressources
en dehors de la communauté : |
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| Il
existe deux principaux types de sources d'apport et de ressources provenant
de l'extérieur (en dehors de la communauté). Celles-ci sont (1) gouvernementales
ou proviennent (2) d'agences d'assistance. |
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Les
sources gouvernementales comprennent les dépenses budgétaires - ordinaires
et fiscales - des gouvernements centraux, régionaux et de circonscriptions,
pouvant être responsables de l'approvisionnement en biens et services
ainsi que de cession de fonds, au profit de la communauté. |
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| Ces
décisions doivent impérativement être prises après avoir communiqué
avec la communauté. |
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Des
décisions prises sans la participation des communautés par des bureaucrates
siégeant au sein des capitales nationales, régionales ou de circonscriptions,
peuvent avoir des conséquences aussi désastreuses que celles de la charité
; elles contribuent à l'apathie, à la dépendance ainsi qu'au maintien
de la pauvreté. |
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| Même
si le mobilisateur n'a que très peu de contrôle sur de telles prises
de décisions, il lui est possible d'intervenir en tant que médiateur
(commentaire explicatif ci-dessous) auprès des fonctionnaires (1) en les
encourageant et en les aidant à dialoguer avec les membres de la communauté
et (2) en soutenant et suggérant la mise en place d'une politique de développement
communautaire oeuvrant en faveur d'une loi d'habilitation selon laquelle
les projets provenant des admistrations centrales, régionales et de circonscriptions
ne seront élaborés qu'en fonction des projets et des priorités des communautés
locales. |
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Il
existe différents types d'agences d'assistance. Les ONG internationales
ou nationales - l'une finançant l'autre - sont celles qui interviennent
le plus fréquemment auprès des communautés.
(Une ONG est une organisation non gouvernementale ; il s'agit en général
d'une agence dont les services sont bénévoles, à but non lucratif).
Un autre soutien extérieur peut être fourni par les églises et leurs
services d'assistance laïque, ou
par l'élaboration
de projets bilatéraux ou
multilatéraux |
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| La
Croix Rouge Internationale prétend ne pas être une ONG. Cependant, elle
en est une. Les sources d'assistance internationales appellent de
plus en plus à la participation communautaire et au développement durable. |
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Là
aussi, votre rôle pourrait être celui d'un médiateur, d'autant plus
que les agences étrangères sont rarement formées à la question des
conditions locales ainsi qu'aux opportunités d'aide à l'autonomie apportée
aux communautés par le biais de la participation aux prises de décisions
et de la contribution au développement. |
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| Le
paradoxe de la charité : |
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| "Aider
les pauvres" est une voie qui conduit vers les valeurs humaines universelles.
L'aumône ou la charité font partie des valeurs principales des grandes
religions du monde. |
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L'assistance
gouvernementale apportée aux régions économiquement faibles d'un pays,
les plans d'aide internationale provenant des pays riches, les subventions
gouvernementales ainsi que le soutien apporté aux plus défavorisés sont
des manifestations de cette voie qui nous conduit vers les valeurs humaines
universelles. |
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| "Aider
les pauvres" ou "combattre la pauvreté" sont deux démarches différentes
qui recèlent un paradoxe. Fournir une assistance aux individus nécessiteux
pourrait même contribuer au problème social de la pauvreté plutôt que
de la faire disparaître. ..
Pourquoi ? |
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Faire
l'aumône en faveur d'un individu sans-abri le conditionnera à mendier
davantage et renforcera ses convictions selon lesquelles la mendicité
peut être une réponse à son état d'indigence. L'apport de fonds étrangers
aux pays à bas revenus renforce de même leur notion de droit à une aide
destinée à financer leurs plans fiscaux. |
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| Il
faut également tenir compte des motivations qui poussent à faire l'aumône.
Comment le donateur peut-il bénéficier de ce geste ? Quel intérêt personnel
veut-il préserver en faisant perdurer cette coutume ? Les plus fortunés
- quel que soit leur milieu et conscients de la provenance de leur richesse
obtenue au crochet des plus défavorisés -, donnent de l'argent aux pauvres
afin de se délester d'un sentiment de culpabilité, (Tolstoy). L'aumône
conditionne la mendicité et renforce ainsi les inégalités structurelles.
Celles-ci, à leur tour, entretiennent les richesses des classes d'élite
et l'indigence des plus pauvres. |
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Ne
nous laissons pas décourager. Ce module de formation n'a pas pour but
de bannir toute aide ou assistance provenant de l'extérieur. Il ne préconise
pas non plus de violente révolution. C'est le mode d'assistance qu'il
importe ici de comprendre afin d'éviter de faire plus de mal que de
bien. ..Le
réconfort des pauvres (ou la diminution de la pauvreté) n'est pas la
finalité ; il s'agit ici de combattre et de surmonter la pauvreté. |
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| Quel
est donc le rapport du paradoxe de la charité avec la mobilisation ? Le
paradoxe existe à différents niveaux (individuel, communautaire, national,
international). Une multitude de facteurs sociaux, politiques et économiques
entretiennent la pauvreté. Si votre rôle consiste à combattre la pauvreté,
en particulier au sein de la communauté, il vous sera nécessaire de comprendre,
parmi ces facteurs, le paradoxe de la charité. |
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Votre
responsabilité en tant que médiateur consiste à informer les deux pôles
de ressources - communales et extérieures - des dangers de la charité.
Comme vous le dirait tout stratège militaire compétent, "Connaissez l'enemi."
..La pauvreté
est ici l'enemi. |
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Votre tâche
en tant que mobilisateur est d'encourager et d'aider la communauté à
identifier et utiliser ses ressources locales.
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| Il
s'agit de rassurer les membres de la communauté sur le fait qu'il n'est
pas dans leur meilleur intérêt de dissimuler leurs ressources (ou la
connaissance de leurs ressources) et de prétendre qu'ils sont plus pauvres
que la communauté même. |
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Peut-être
seront-ils tentés d'agir de la sorte. Faire ainsi appel à la pitié du
donateur n'est ni honnête ni acceptable et ne développe aucunement l'autosuffisance
et la prise d'autonomie des communautés à bas revenus. |
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| Guider
les membres de la communauté à identifier les ressources internes est
une démarche importante et nécessaire, et suscite souvent l'enthousiasme
et la convivialité du groupe. C'est ici qu'interviennent les outils classiques
du mobilisateur : une réunion communautaire ou de groupe, une grande feuille
accrochée au mur et un feutre (une brindille ou baguette pour écrire
dans la terre battue feront également l'affaire). |
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Faites
appel aux ressources potentielles des participants - comme vous le feriez
lors
d'un brainstorming - telles qu'un menuisier retraité, disposé à
former quelques jeunes individus de la communauté, un lot de terrain inoccupé
en vue d'y construire une clinique ou une école, un groupe de jeunes sans
emploi susceptibles de transmettre énergie et enthousiasme, un fermier
ou producteur agricole ainsi qu'un groupe d'individus disposés à préparer
la nourriture pour les ouvriers communautaires donnant de leur temps et
de leur énergie, quelques membres de la communauté loyaux et dignes de
confiance prêts à réfléchir et à travailler sur la conception d'un
projet communautaire. |
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| N'analyser
pas les suggestions dès qu'elles sont émises (il s'agit en effet d'encourager
toute personne à contribuer aux propositions d'idées ; certains participants
plus timides que d'autres pourraient craindre la critique). Comme il est
d'usage lors d'un brainstorming, évitez les digressions vers la critique
ou le débat ; contentez-vous de dresser une liste de suggestions sur la
feuille accrochée au mur et indiquez qu'elles pourront être analysées
plus tard. |
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Rappelez
le fait que le cash ne constitue pas le seul type de ressource ; il existe
bon nombre d'autres ressources d'une valeur incontestable. Une évaluation
en cash de ces types de ressources sera finalement nécessaire à un projet
élaboré avec précision, cependant elle pourra êre effectuée plus tard
par le comité exécutif. L'argent et la richesse, incontestablement corrélés,
sont toutefois deux éléments de natures différentes. |
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| Lorsque
vous procédez ainsi à l'identification
des ressources, n'oubliez pas d'y inclure les ressources potentielles
de liquidités telles qu'une collecte de fonds, une tombola ou une loterie
locale (si la loi l'autorise), une vente d'objets provenant de dons (j'ai
vu, une fois, un homme d'affaires très riche de la ville s'acheter un
verre d'eau pour mille dollars, lors d'une vente aux enchères publique
qui avait lieu dans son village natal). |
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Encouragez
les idées innovatrices et originales des participants, même si ces suggestions
ne seront pas forcément concrétisées plus tard ( ces suggestions peuvent
être inscrites sur la liste, sans pour autant les analyser). Il ne serait
illogique d'exclure certaines idées, simplement parce qu'elles n'ont pas
été testées. |
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| Développer
la force par la combativité : |
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| Tous
les biologistes s'accordent à dire que les organismes vivants deviennent
plus résistants dans un climat d'adversité. Les adeptes du sport savent
que l'exercice physique fortifie la structure osseuse et les muscles. |
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De
même, les enseignants et les psychologues connaissent les bienfaits du
travail intellectuel sur la capacité mentale. |
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| Dans
la sphère sociologique, l'on constate également qu'une communauté, un
groupe ou autre structure rassemblant plusieurs individus, devient plus
forte dans l'adversité. |
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Non
pas une adversité totale qui anéantit l'organisme ou la structure, mais
une adversité incrémentielle, capable de donner aux forces de résistances
une impulsion nouvelle. |
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| En
quoi ce savoir est-il utile au mobilisateur ? Si la charité est la seule
forme de soutien apporté aux
communautés, celles-ci s'atrophient et se figent dans un état
de
faiblesse. |
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Si
en tant que conseiller et guide d'une communauté vous expliquez aux individus
les mécanismes de ce principe, si vous les aider à prendre leurs propres
décisions communautaires et à prendre leur temps afin de définir leurs
buts, d'identifier leurs ressources et de concevoir leur propre plan d'action
communautaire, vous guider ces individus et leur communauté vers l'autonomie. |
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Si une communauté
se bat, elle devient plus forte.
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| Le
mobilisateur en tant que médiateur : |
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| Etant
donné que les ressources potentielles sont à l'extérieur de la communauté,
le rôle du mobilisateur est celui d'un "médiateur" entre la communauté
et ces ressources (y compris le gouvernement et les agences d'assistance). |
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Un
"médiateur " est une personne qui "choisit et met en contact" différents
partis qui ne se connaissent pas encore, puis les accompagne dans leur
démarche de négociatons et de communication, comme le ferait un entremetteur. |
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| Le
mobilisateur, grâce à ses compétences de médiateur, fait augmenter
la prise de conscience et la compréhension de chaque parti. Il est ainsi
nécessaire aux deux sources (donateurs et gouvernement) de même qu'aux
membres de la communauté de se familiariser avec les principes suivants
: (1) "L'aide au développement durable et non la charité", (2) "Identifier
et utiliser les ressources locales", (3) "Combattre pour augmenter ses
forces", (4) " L'on a rien sans rien ", (5) "Une aide méritée par ceux
qui savent se débrouiller", ainsi que d'autres principes figurant dans
dans cette série de modules de formation. |
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| Le
développement durable : |
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| Utiliser
des ressources extérieures afin de fournir une assistance aux communautés
pauvres du monde entier est mathématiquement impossible et va, de plus,
à l'encontre du développement. Il existe trop de communautés pauvres
et les ressources sont insuffisantes. |
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Révéler
les ressources latentes qui sommeillent au sein de toutes ces communautés
pauvres constitue la clé du développement
durable et de l'éradication de la pauvreté. |
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| Il
s'agit de s'investir. Ces ressources, avant d'être libérées, doivent
être identifiées et reconnues par les membres de la communauté et par
les donateurs extérieurs. L'investissement
dans 'une formation de gestion est donc nécessaire afin de libérer
ces ressources. |
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L'assistance
des donateurs s'avère d'une plus grande utilité en termes de formation
et d'aide à la prise de conscience en vue de libérer des ressources,
que par l'achat de matériaux divers (tuyauterie ou toitures) - une assistance
qui plutôt que d'encourager l'autosuffisance, ne fera qu'augmenter la
dépendance. |
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