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Sept
biais
dans la littérature qui traite de la famille
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traduit par Pierre-Antoine Mangin
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| Dans
la littérature qui traite de la famille, sept biais peuvent être identifiés.
Il faut garder à l'esprit l'idée que la sociologie traite de ce qui est
plutôt que ce qui devrait être. |
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Le biais de l'âge est que la littérature
s'intéresse principalement aux adultes et considère souvent que les personnes
âgées et les bébés participent passivement plutôt qu'activement, aux
dynamiques sociales de la famille.
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Dans la littérature, le biais conservateur
est celui qui consiste à soutenir des politiques conservatrices, telles
que celles représentées par la droite religieuse. Les conservateurs
sont peu tolérants pour ce qui diverge des normes qu'ils définissent
et encouragent.
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Le biais hétérosexuel consisite à dire
que la famille repose sur le mariage d'un homme et d'une femme, et que
d'autres structures sont déviantes (gays, lesbiennes, célibataires, communauté,
bisexuels...).
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Le biais microstructurel revient à ne regarder
que les interactions sociales internes à la famille, sans s'intéresser
aux multiples impacts sociaux qui affectent également la structure et
les dynamiques familiales.
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Le biais monolithique revient à considérer
que le concept de famille standard, orthodoxe ou traditionnelle, est un
moyen de lutter contre tous les changements, considérés comme des déviances
temporaires. Cette famille orthodoxe peut être le noyau conjugal
ou la famille au sens large.
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Le biais raciste est d'estimer que les familles
sont normales quand elles appartiennent à la majorité ethnique dominante
de la société, généralement des blancs Anglo-Saxons, et que les structures
différentes des minorités ethniques, sont perçues comme des aberrations
ou déviantes par rapport à la norme.
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Le biais sexiste présente deux aspects :
considérer que le rôle des femmes doit s'axer sur les corvées ménagères
et que le rôle des hommes est de prendre les décisions les plus importantes
pour la famille.
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| Souvenez-vous
que le mot même de famille n'est pas culturellement universel et que les
principes familiaux peuvent être aménagés de diverses façons, selon
les cultures et les sociétés. Le mot famille vient du Latin et
signifie domestiques, esclaves ou serviteurs. Par exemple, la société
Akan
n'a pas de mot pour désigner une famille et son système familial repose
sur le matriarcat. Cette société a en revanche des mots spécifiques
pour désigner les personnes d'un foyer, la lignée matriarcale ou le clan
matriarcal, que nous n'avons pas. |
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