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Africa : Revue de l'Institut
africain international
Editeur : Edinburgh
University Press
Volume 48,
Numéro 1, Janvier 1978, pp. 80-84 |
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Quarante Jours, le calendrier akan
par Phil
Bartle, PhD
traduit par Clara
Milochau
.
Le développent de la
culture akan, sinon son origine, a fait l'objet de nombreuses études.
Toutes ont tenté d'identifier (1) les traits culturels, qui se sont répandus
du nord au sud avec l'expansion puis la dislocation des grands empires
commerciaux de la savane et la migration vers le sud des commerçants dioula
mandé, et (2) les traits culturels qui préexistaient à cette migration
dans une vaste région, couvrant une partie de la Côte d'Ivoire, du Ghana
et du Togo, principalement occupée autrefois par les Guan et aujourd'hui
par les peuples akan, adangbé et éwé. La fusion de ces traits
culturels et l'expansion des peuples akan semblent s'expliquer par l'existence
de la route commerciale, qui s'étendait du Sahara à la côte atlantique,
près du grand foyer de commerce de Begho, à côté de Wenchi, dans le
royaume de Bono Takyiman (cf. Boahen 1966 ; Goody 1959, 1966, 1968 ; Wilks
1962).
L'organisation
sociale du groupe dominant actuel, les Akan, est fondée sur la descendance
matrilinéaire, ce qui est peut-être le reflet de l'existence d'un système
matrilinéaire parmi certains migrants venus du nord. Par contre, l'organisation
de la société des Guan (encore nombreux sur le territoire) et des Gonja
(proches parents) se fonde sur la descendance patrilinéaire. En termes
de domination et de succession, la structure politique akan se révèle
plus complexe que celle des Guan. En effet, la société akan est fondée
sur une hiérarchie de confédérations de matrilignages, alors que les
sociétés guan, qui les précédaient, se fondaient sur un certain nombre
de patrilignages semi-indépendants, dont les liens étaient distendus.
En revanche, parmi toutes les langues du groupe kwa, c'est le guan qui
se rapproche le plus des dialectes akan ; une similitude qui résulte certainement
d'une origine culturelle commune. Par ailleurs, le fait que les Akan
vouent un culte aux divinités d'origine guan laisse également supposer
que la culture akan est la version évoluée de la culture guan ; elle
serait née de la fusion de certains traits culturels guan avec ceux des
peuples akan. Et le calendrier akan est l'une des institutions qui illustrent
cette synthèse.
Au
recensement de 1960, les Akan représentaient environ 40% de la population
totale du Ghana et occupaient aussi certaines régions de la Côte d'Ivoire
et du Togo. Les recherches que je mène actuellement portent sur un peuple
du groupe akan, les Kwawu, et sur une ville, Obo, située dans la région
Est du Ghana. Jusqu'au XVIe siècle, la région de l'actuel territoire
du Kwawu, dont la capitale était Gyaneboafo (dans les Plaines d'Afram),
était occupée par plusieurs patrilignages guan, à la tête desquels
les anciens exerçant la fonction de prêtre prêtaient partiellement allégeance
à un chef, appelé Ataara Firam. L'évolution de la culture matrilinéaire
akan et son expansion au sud du royaume de Bono, dans les Etats de l'Adanse
et du Denkyira, ont entraîné de nombreux peuples akan à migrer vers
le Kwawu. Comme les Akans finirent par être très nombreux à se regrouper
sur le territoire du Kwawu, et que leur organisation militaire était efficace,
ils vainquirent les chefs guan, se gardant les épouses, les esclaves et
les enfants. Des Guan, ils conservèrent également la croyance en leurs
divinités et leurs artéfacts religieux comme trophées.
La
culture akan est une synthèse particulière d'éléments d'origines diverses,
qui peuvent être classés selon deux catégories : éléments culturels
patrilinéaires et éléments culturels matrilinéaires. Comme Fortes l'a
indiqué, l'organisation sociale akan n'est pas fondée sur un système
de parenté bilatéral. Leur système est dual. Et cette dualité se trouve
dans chaque individu. En effet, « [...] chaque acteur [...] est à la
fois une matri-personne et une patri-personne, et les attributs de cette
double nature sont réciproquement exclusifs et complémentaires » (Fortes
1963). L'héritage principal, c'est-à-dire la transmission en ligne maternelle
des éléments politiques et économiques de la fonction et des biens de
l'individu, est fondé sur l'abusua (matrilignage) et symbolisé
par le mogya (sang), qui sont les bases structurelles de (p. 81)
la formation et du fonctionnement des clans exogames, appelés nton,
lesquels regroupent plusieurs matrilignages sous un même nom. L'héritage
secondaire, qui est la transmission en ligne paternelle des éléments
spirituels et psychologiques du caractère et de l'âme de l'individu (sunsum),
est fondé sur le ntoro (groupe ou division de parenté patrilinéaire)
et symbolisé par le liquide séminal (ahoaba) ; c'est l'héritage
d'un des abosom (esprits tutélaires) qui habitent les éléments
naturels animés. Les couleurs rouge et blanc sont utilisées pour symboliser
respectivement la ligne maternelle et la ligne paternelle, le corps et
l'esprit, le sang et le liquide séminal. La dominance matrilinéaire se
traduit par le fait que le chef, étant possédé en permanence par ses
ancêtres, jouit d'un statut supérieur à celui des prêtres et prêtresses
(même lorsque ceux-ci sont parfois possédés par leur esprit tutélaire).
L'hommage rendu publiquement aux ancêtres est souvent associé aux rites
accomplis lors des différents « jours maléfiques, » appelés dabone.
Cette coexistence des éléments matrilinéaires dans la vie politique,
sociale et économique avec les éléments patrilinéaires dans la vie
rituelle, spirituelle et psychologique met en évidence le fait que la
culture akan est le résultat d'une fusion de traits culturels d'origines
géographiques différentes. Le cycle de quarante-deux jours, composé
des dabone, semble être, comme la plupart des traits qui composent
la culture akan, le résultat d'une synthèse d'éléments d'origines distinctes.
Le
calendrier akan se fonde sur ce que les Akan appellent les « quarante
jours, » adaduanan (da = jour, aduanan
= quarante). Mais une étude attentive de ce cycle permet de constater
qu'il compte en réalité quarante-deux jours différents, le quarante-troisième
étant le même que le premier. Plus précisément, le cycle adaduanan
dénombre quatre jours spéciaux, tous appelés dabone (bone
= le mal). Parmi ces jours « maléfiques, » deux d'entre eux portent
le nom de adae (dérivé semble-t-il des mots da = dormir
et eye = bien, les ancêtres devant dormir confortablement), et
sont étroitement liés aux symboles politico-rituels de la gérontocratie
sanctifiée ou sanctionnée par le culte des ancêtres. Ni aucunes funérailles
ne peuvent être célébrées, ni aucun décès ne peut être annoncé
à un chef (sanctuaire vivant de ses ancêtres) lors d'un adae,
jour des libations d'alcool et des offrandes de nourriture faites à l'intention
des tabourets noircis (qui sont les sanctuaires physiques permanents de
ces ancêtres). Les deux autres jours maléfiques sont Fodwo et
Fofi,
et sont étroitement liés aux symboles médico-religieux, ou à la purification,
et à l'intervention des esprits anthropomorphes, qui habitent les éléments
naturels comme les rivières et les cavernes. Ces quatre jours « fériés
» ne sont pas à proprement parler synomymes de journées sans travail.
Certes, aucune activité agricole ne peut être accomplie lors d'un dabone,
mais le travail en tant que tel n'est pas interdit. En général,
la chasse et la cueillette sont autorisées, et les individus peuvent se
rendre à leur ferme, tant qu'elle n'a pas été désherbée, pour ramener
chez eux du bois de chauffage ou les produits récoltés la veille. Souvent,
les membres du peuple d'Obo accomplissent le travail communautaire durant
les dabone qui ne comptent ni rituel ni cérémonie.
La
structure du cycle adaduanan serait bâtie sur une semaine de six
jours (antérieure aux Akan), qui existe toujours dans certaines communautés
guan du nord telles que celle des Nchumuru (cf. Lumsden, 1973), et une
semaine de sept jours (plus récente), qui aurait été introduite dans
le sud par les commerçants itinérants venus de la savane.
Les
jours de la semaine de six jours sont :
| 1. |
Fo |
Jour du Conseil (prononciation
des condamnations) ; jour du jugement. |
| 2. |
Nwuna.. |
Jour du repos (mort)
; jour des funérailles ; jour couvert. |
| 3. |
Nkyi |
Jour de la haine ; jour
de la destruction. |
| 4. |
Kuru |
Jour de la ville (c'est-à-dire
de la politique) ; jour du roi. |
| 5. |
Kwa |
Jour de la liberté ;
jour du serviteur... |
| 6. |
Mono |
Jour du renouveau. |
..
Les
jours de la semaine de sept jours sont :
| 1. |
Lundi |
Dwo |
Jour de la tranquillité
(paix) ; calme. |
| 2. |
Mardi |
Bena |
Anniversaire de l'océan
; chaleur, ébullition, cuisine. |
| 3. |
Mercredi |
Wukuo.. |
Anniversaire de l'araignée
(version inversée ou mortelle de Dieu)... |
| 4. |
Jeudi |
Ya |
Anniversaire de la Terre
(une femme) ; pouvoir. |
| 5. |
Vendredi |
Afi |
Jour de la fertilité
(dans certains Etats fante, c'est l'anniversaire de la Terre). |
| 6. |
Samedi |
Mene |
Anniversaire du Dieu
suprême ou céleste (un homme) ; être respecté, ancien... |
| 7. |
Dimanche |
Kwasi |
Jour de l'univers, de
toutes les choses (awiase = sous le soleil). |
(p. 82)
Les
Akan nomment la semaine de six jours nanson (signifiant littéralement
sept jours) et la semaine de sept jours nawotwe (signifiant littéralement
huit jours). L'emploi de ces termes prouve l'inexistence du chiffre zéro
dans leur système de numération : les dernier et premier jours ne comptent
que pour un dans le dénombrement des jours de la semaine.
Lorsque
chaque jour de la semaine de six jours est combiné avec chaque jour de
la semaine de sept jours, il faut quarante-deux jours au total pour effectuer
toutes les combinaisons. Ci-dessous, le résultat de ces combinaisons (les
quatre dabone sont en italiques) :
| 1. |
Fo-Dwo |
8. |
Nwuna-Dwo |
15. |
Nkyi-Dwo |
| 2. |
Nwuna-Bena |
9. |
Nkyi-Bena |
16. |
Kuru-Bena |
| 3. |
Nkyi-Wukuo |
10. |
Kuru-Wukuo |
17. |
Kwa-Wukuo |
| 4. |
Kuru-Ya |
11. |
Kwa-Ya |
18. |
Mono-Ya |
| 5. |
Kwa-Afi |
12. |
Mono-Afi |
19. |
Fo-Fi |
| 6. |
Mono-Mene |
13. |
Fo-Mene |
20. |
Nwuna-Mene |
| 7. |
Fo-Kwasi |
14. |
Nwuna-Kwasi............... |
21. |
Nkyi-Kwasi |
|
.....
..... |
|
|
|
|
| 22. |
Kuru-Dwo |
29. |
Kwa-Dwo |
36. |
Mono-Dwo |
| 23. |
Kwa-Bena |
30. |
Mono-Bena |
37. |
Fo-Bena |
| 24. |
Mono-Wukuo............... |
31. |
Fo-Wukuo |
38. |
Nwuna-Wukuo..... |
| 25. |
Fo-Ya |
32. |
Nwuna-Ya |
39. |
Nkyi-Ya |
| 26. |
Nwuna-Afi |
33. |
Nkyi-Afi |
40. |
Kuru-Afi |
| 27. |
Nkyi-Mene |
34. |
Kuru-Mene |
41. |
Kwa-Mene |
| 28. |
Kuru-Kwasi |
35, |
Kwa-Kwasi |
42. |
Mono-Kwasi |
Le
cycle de quarante-deux jours tel que je l'ai constaté dans l'Etat du Kwawu
est le même que celui découvert par Rattray (1923, p. 115) dans l'Etat
du Brong (c'est-à-dire le royaume de Bono Takyiman), situé au nord-ouest
de l'Asante. Rattray (1923, p. 114) rapporte que les Asante envoyaient
des messagers chez les Brong pour connaître le jour des festivités ;
les Brong étaient les « gardiens du calendrier du roi. » Quand
Kuru
(de kurow = ville) de la semaine de six jours coïncide avec le
mercredi de la semaine de sept jours (combinaison Kuru-Wukuo),
ou
avec le dimanche (combinaison Kuru-Kwasi), on célèbre les deux
dabone
les plus étroitement liés aux rites du tabouret, Awukudae et Akwasidae
(Wuko-Adae et Kwasi-Adae). Quand
Fo de la semaine
de six jours coïncide avec le lundi ou le vendredi, on célèbre les deux
dabone
les plus étroitement liés aux esprits tutélaires (Fodwo
et
Fofi). Ce cycle de quarante-deux jours commence probablement par un
jour maléfique, Fodwo, les trois autres dabone se succédant
tous les neuf jours : Awukudae a lieu le dixième jour,
Fofi
le dix-neuvième jour, et Akwasidae le vingt-huitième jour. Il
faut encore quatorze jours supplémentaires pour compléter le cycle adaduanan.
Contrairement à ce que Busia a affirmé (1951, p. 28), ces adae
ne sont donc pas célébrés tous les vingt et un jours.
Dans
leur calendrier, les Kwawu ont d'autres jours (que les dabone précités)
qui leur permettent de célébrer leurs dieux ou esprits tutélaires, comme
Burukung
et Akonnedi. Burukung était le dieu suprême des Guan (Goody 1959
; Field 1962 ; Wilks 1961) sur l'actuel territoire du Kwawu, dans les Plaines
d'Afram, et est devenu le chef des abosom (esprits tutélaires)
des Kwawu depuis que les Akans ont remplacé les Guan sur les terres du
Kwawu (le sanctuaire, qualifié de tel par un acte arbitraire, étant un
grand massif rocheux à pentes raides, situé sur les flancs nord de l'escarpement
du plateau du Kwawu). Les Kwawu lui dédie des rites le jour nommé Kwadwo,
soit le lundi suivant Akwasidae. Les rites publics les plus communs
(p.83) liés au culte de Akonnedi, dieu de Late (ou Larteh, selon les dialectes)
dans la région de l'Akwapim, qui est également célébré dans le Kwawu,
ont lieu le jour nommé Nkyi-Mene ou Memenada Adapa, soit
la veille de Akwasidae (jour 27 dans la liste située plus haut).
Si
l'on considère le calendrier akan sous l'angle du calendrier grégorien,
il faut entre huit et neuf cycles adaduanan pour faire une année
(365 jours et un quart), soit entre 336 et 378 jours. Par conséquent,
les rites annuels des peuples akan, comme la fête de l'igname Odwira
(ablution) ou l'Afahye (festival public), sont célébrés sur plusieurs
jours de l'année. Généralement, les prêtres des lieux de culte des
différents dieux tutélaires s'appuient sur la période de la récolte
pour déterminer, en consultation avec les différents dieux et ancêtres,
le cycle adaduanan durant lequel les rites annuels seront célébrés.
Selon le calendrier akan, les rites annuels ont toujours lieu le même
jour chaque année, alors qu'ils ne sont jamais célébrés le même jour
selon le calendrier grégorien.
Le
nom de chaque cycle adaduanan varie de région en région, mais
surtout d'année en année puisque le nombre de cycles dans une année
(calendrier grégorien) est compris entre huit et neuf. Opepon (Ope
= saison sèche, pon = suprême), par exemple, correspond plus
ou moins à un cycle adaduanan et apparaît vers janvier-février,
au cours de la saison sèche. Tous les trois ans environ, un des neufs
cycles adaduanan est retranché à la troisième année en raison
des treize jours supplémentaires qu'une troisième année à neuf cycles
impliquerait. Ainsi, les noms des cycles adaduanan sont flexibles
et varient dans le temps et l'espace.
Certains
érudits akan ont attribué de manière arbitraire le nom des douze mois
du calendrier grégorien à certains cycles adaduanan, bien qu'aucune
tradition ne justifie ces traductions. Opepon, par exemple, est
aujourd'hui employé pour désigner janvier alors qu'il n'existe aucun
concept dans le calendrier akan traditionnel, qui correspond au mois de
janvier grégorien (Janus, nom du dieu des portes, des passages
et des commencements dans la mythologie romaine, représenté avec deux
visages opposés). Par ailleurs, chaque année akan tend à débuter et
à se terminer au moment de la fête de l'igname, célébrée vers août
ou septembre.
Les
peuples akan n'observent pas strictement le cycle lunaire de vingt-huit
jours, sauf les Akans de la côte, car les marées jouent un rôle déterminant
dans leurs activités de pêche. Ce peuple akan nomme cette période
bosome
; elle compte vingt-huit jours (contre trente ou trente et un jours pour
le mois du calendrier grégorien). Trois bosome font deux cycles
adaduanan.
Depuis l'arrivée des missionnaires suisses (Bâle) au début du XIXe siècle,
des érudits akan de religion chrétienne tentent plus « d'akaniser »
le calendrier grégorien que d'observer, analyser et expliquer le calendrier
akan, fondé sur les cycles adaduanan.
Quelques
notions suffisent pour déterminer aisément la date des jours de fêtes
akan à partir du calendrier grégorien. Si le nom akan de chacun des jours
de la semaine de six jours ne trouve pas d'équivalent en anglais, la semaine
de sept jours des calendriers anglais et akan ont en commun le suffixe
-da (day), placé à la fin de chaque nom des jours de la liste
située plus haut (Sunday - dimanche - correspond à Kwasida, Saturday
- samedi - à Memenada, etc.). Tous les deux ans environ, Pâques se produit
le jour nommé Akwasidae. L'année 1978 comptait neuf Akwasidae,
célébrés le 8 janvier, le 19 février, le 2 mars, le 14 mai, le 25 juin,
le 30 juillet, le 6 août, le 17 septembre, le 29 octobre et le 10 décembre,
soit tous les six dimanches. Le premier des quatre dabone de 1977
s'est produit le 8 janvier (Akwasidae), Fodwo le 23 janvier, Awukudae
le 1er février, et Fofi le 10 février. A partir de ces quatre
jours maléfiques, on peut calculer indéfiniment la date des autres dabone
: il suffit d'ajouter ou de soustraire un intervalle de six semaines.
A
l'image de nombreux autres éléments culturels akan, le cycle adaduanan
de quarante-deux jours, qui résulte de la synthèse des semaines de six
et sept jours, vérifie l'hypothèse avancée sur les origines et le développement
de la culture akan, selon laquelle cette culture est née d'une diffusion
culturelle et d'un compromis obtenu sur la pratique des rites et coutumes
d'origines diverses.
Références :
- Boahen, K. Adu
(1966) "The origins of the Akan", dans Ghana Notes and Queries,
n° 9, pp. 3-10.
- Busia, K. A.
(1951) The Position of the Chief in the Modern Political
System of Ashanti.
Gold Coast Government, réimprimé pour Oxford University Press par Cass,
London.
- Field, M. J.
(1962) "A further Note on Burukung" dans Ghana Notes and
Queries n° 1, p. 27.
- Fortes, M.
(1963) "The Submerged Descent Line in Ashanti" in I.
Shapira (éd.)
Studies
in Kinship and Marriage. Royal Anthropological Institute, London
-Goody, J. R.
(1959) "Ethno-history and the Akan of Ghana", dans la revue
Africa Vol. 29, n° 1, pp. 67-81.
––––––––
(1963) "Ethnological Notes on the Distribution of Guan Languages",
dans
la revue Journal of African Languages Vol. 2, n°3.
––––––––
(1966) "The Akan and the North", dans Ghana Notes
and Queries n° 9, pp. 18-24.
––––––––
(1968) "The Myth of a State", dans Journal of Modern African
Studies Vol. 6, n° 4, pp. 461-473.
- Lumsden, D. P.
(1973) Nchumuru Social Organization and the Impact of the Volta
River Project,
Thèse de doctorat (Ph.D.) non publiée, université de Cambridge.
- Rattray, R. S.
(1923) Ashanti. Clarendon Press, Oxford.
- Wilks, I.
(1961) "Buruking", dans Ghana Notes
and Queries Vol. 1, n° 1, pp. 11-12.
––––––––
(1963) "A Medieval Trade Route from the Niger to the Gulf of
Guinea",
dans
Journal of African History Vol. 3, n° 2.
Resumido
Cuarenta Días; el Calendario
Akan
.
Parece que los akan de
Ghana y Costa de Marfil tienen en común un cierto número de rasgos distintivos
de origen múltiple, y esta síntesis se evidencia en su calendario. Este
tiene como base un ciclo de 42 días, resultante de la existencia de una
semana de seis días (cuyo origen se remonta a la presencia en el pasado
de los guan en esta zona), y de una semana de siete días (que parece provenir
del norte): seis por siete son cuarenta y dos. En este ciclo de 42 días
se cuentan cuatro días «maléficos», a lo largo de los cuales no hay
ni actividades agrícolas ni inhumaciones, y están dedicados a ceremonias
y trabajos efectuados en común. Cada uno de los días de la semana de
seis días posee características propias, y todas las personas nacidas
un cierto día tienen algunas de estas características en común. Los
recién nacidos toman su nombre de la semana de siete días, que es la
que predomina y se conoce mejor que la de seis días. Los datos aportados
en este artículo son el resultado de una investigación efectuada en el
territorio kwawu: las costumbres pueden variar de una zona akan a otra,
pero todas ellas tienen los mismos adaduadan («cuarenta días»). Traducción
de Mª Lourdes
Sada.
Kurzfassung
Vierzig Tage; der Akan-Kalender
.
Die Akan Ghanas und der
Elfenbeinküste scheinen über diverse ähnliche Merkmale zu verfügen.
Eine dieser Ähnlichkeiten ist der 42-Tage-Zyklus, der aus dem Zusammenschluss
einer Sechs-Tage-Woche (von einer früheren Gruppe, den Guan, begründet)
und einer Sieben-Tage-Woche (die ursprünglich von der Sahara zu kommen
scheint) herrührt. 6 mal 7 ergibt 42. In diesem 42-Tage-Zyklus unterscheidet
man vier „schlechte Tage“. Während dieser Zeit darf niemand
Landwirtschaft betreiben oder eine Beerdigung durchführen. Jedem Tag dieses
Zyklusses werden bestimmte Charakteristika zugeordnet. Menschen,
die am selben Tag geboren sind, wird nachgesagt, dass sie über gemeinsame
Eigenschaften verfügen. Wenn ein Kind geboren wird, erhält er/sie einen
Seelennamen, der sich an der Sieben-Tage-Woche orientiert, die von den
beiden Wochenzyklen am weitesten bekannt ist. Die Informationen entstammen
einer Recherche über die Kwawu, die, wie alle anderen der Akan, den Adaduanan
Zyklus (40 Tage) anerkennen. Übersetzt von Christine
Voigt.
.
Abstract
Forty Days; the Akan
Calendar
.
The Akan of Ghana and
Ivory Coast appear to have several traits of origin in common. Here we
look at one such feature, the 42 day cycle which resulted from the fusion
of a six day week (originating in an earlier group, the Guan) and a seven
day week (which appears to have come across the Sahara) (six times seven
making 42). In this 42 day cycle, there are four “bad days,”
during which no one may farm or conduct a funeral. Each day on the
cycle has specific characteristics, and people born on the same day are
said to share some common characteristics. When a child is born,
s/he is given a soul name based on the seven day week, which is the better
known of the two weekly cycles. The data from which this is taken
are based on research among the Kwawu, who, in common with all other Akan,
recognise the adaduanan (forty days) cycle.
Résumé
Quarante Jours, le calendrier
akan
.
Les Akan du Ghana et
de la Côte d’Ivoire semblent partager un certain nombre de caractéristiques
d'origines diverses, dont leur calendrier fondé sur le cycle adaduanan
(« quarante jours »). Il s'agit en réalité d'un cycle de 42 jours,
qui résulte d'une combinaison entre une semaine de six jours (héritée
des Guan, peuple qui occupait précédemment le territoire des Akan) et
une semaine de sept jours (importée du Sahara) : six fois sept font quarante-deux.
Ce cycle compte quatre « jours maléfiques, » au cours desquels ni activités
agricoles ni inhumations ne sont autorisées. Chacune des journées du
cycle adaduanan possède ses particularités, et les personnes nées un
même jour ont toutes en commun les caractéristiques propres à ce jour.
Quelque temps après sa naissance, le nouveau-né reçoit un nom d'âme
tiré de la semaine de sept jours, mieux connue que celle de six jours
: pour chaque jour de cette semaine, il y a un prénom masculin et un prénom
féminin qui lui correspondent. Les données rapportées dans le présent
article sont le résultat d’une recherche effectuée chez les Kwawu,
un des peuples du groupe akan.
Liens utiles (anglais)
:
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